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Maillages Sonores : les oeuvresTrois pièces pour quatre timbales de Luis Naónpièce pour timbale solo, création mondiale, 10’, 2008 Cette pièce est dédiée à Jean Geoffroy et Yves Brustaux. « Cette œuvre est en filiation directe avec Obertura Urbana, concerto
pour bandonéon et orchestre (Urbana 4) dont j’ai extrait la partie de
timbale du premier mouvement. Celle-ci, devenue la première de ces trois
pièces, a été le point de départ d’un nouveau travail. Luminar de Fernando Garneropour violon, contrebasse, hautbois, guitare et percussions, 2005, 16’ (in memoriam Alberto Jose Pendino et célébration de la naissance de Vittorio Pendino Garnero) « Aucun texte n’accompagnait l’œuvre lors de sa création en décembre 2005. Les raisons de cette absence sont étroitement liées à sa genèse, la pièce étant un double hommage, pour une naissance et un décès. Je m’efforce de restituer (en creux) le noyau du discours symbolique inscrit dans Luminar, une sorte de force centrifuge qui bascule le discours vers ce qui doit être caché. Une restitution de ce qui est forcé à disparaître (toujours avec violence), le grand Absent du discours du pouvoir. Je retiens la force sémantique d'un mot resurgissant en moi, qui m'a
suggéré une "façon", une écriture. Luminar ne contenait pas de programme,
ainsi donc cette parole ne tente pas, à la façon de Debussy, de décrire,
in fine, un objet. L'intention était de briser une manière mystique et
structurelle de concevoir ce qui sonne ou se tait et qui procède par
constructions et déductions. Ici, ni plan préalable, ni calculs des durées
ni plans de processus. KA, II (urbana 7b), cinq poèmes musicaux de Luis Naónnouvelle version adaptée pour l’ensemble Hic Et Nunc, pour deux
saxophones, flûte, clarinette, percussions et dispositif électronique,
création mondiale, 17’, 2008 « La première version de Ka était écrite pour clarinette, cor, violon, violoncelle, percussion et deux synthétiseur en direct. Cette nouvelle version, transcrite uniquement pour des instruments à vent et la percussion reprend l’électronique « d’époque » (1994). La réécriture de l’œuvre conserve les proportions et le texte d’origine. Les cinq instruments acoustiques étaient à l’origine amplifiés et mis en espace. Dans cette nouvelle version, les instruments sont traités en temps réel, afin de tisser le lien entre l’acoustique d’aujourd’hui et la synthèse d’antan (constituée uniquement de modulation de fréquence). Cette « traduction » du texte original, spécialement réalisée pour l’ensemble Hic et Nunc, a été réalisée grâce au soutien du Centre International de Percussion de Genève. Le Ka est une sorte de double qui possédait chaque individu dans
l’Egypte ancienne. Pourquoi des poèmes musicaux? Pourquoi CINQ? Tintamarre de Claire-Mélanie Sinnhuberpour flûte, hautbois, clarinette, deux saxophones, guitare, deux
percussions, violon et contrebasse, création mondiale, 10’, 2008. « Un éditeur littéraire qui m’interrogeait sur l’écriture de ma musique
en vint après mes tentatives d’explications, à la conclusion suivante :
« Somme toute, si j’ai bien compris, tous ces instruments pour lesquels
vous allez écrire commencent par faire un tintamarre dans votre tête avant
que vous ne trouviez une forme d’organisation qui découlera du travail en
profondeur sur le matériau ». Je fus frappée par la formulation dont
j’aurais moi-même été incapable. L’effectif auquel je m’adresse, que je qualifierais volontiers de type
« fanfare », me fait songer à celui de l’Histoire du soldat de
Stravinsky , avec ses couleurs disparates et dépourvues de liant. Cela m’a
immédiatement portée vers un imaginaire particulier : acide, gai et
contrasté. Claire Mélanie Sinnhuber |
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