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En savoir plus : les oeuvresN,N,NSolo de danse avec système de capteurs de mouvements (2003) / 19 min.Ce solo évoque la ville de Berlin la nuit. Nuit de cristal, nuit historique, c’est la ville endormie par force, l’isolement de la cité dans le monde. Par l’intermédiaire d’un système de capteurs de mouvements, la danseuse contrôle un environnement sonore en temps-réel. Agissant tour à tour sur la spatialisation, la vitesse, la transposition et la dynamique des sons, l’interactivité transforme le corps en instrument. Évitant toute forme improvisée, l’écriture chorégraphique de Myriam Naisy trouve ici une extension singulière grâce au travail sur les capteurs. La gestuelle se déploie dans un espace restreint, carré de néons posés au sol, enfermant la danseuse en une zone close. Jeux d’ombre et de lumière, atmosphère étouffée, ce solo nous rappelle la folie des humains dont Berlin, emmurée, est pour tous, un symbole. Les deux films présentés autour de ce solo ont été réalisés en collaboration avec Vincent Meyer pour les images de synthèse. À partir d'une carte de Berlin, la ville a été modélisée en trois dimensions, rue après rue, jardin après jardin, immeuble après immeuble. Ce Berlin virtuel est alors survolé, de nuit puis de jour, deux espaces-temps distincts qui encadrent le solo. Mécano IPour percussion et moteurs ténor et dispositif électroacoustique (2004) / 4 min.Mécano I tente de mettre en scène un objet singulier de l’univers du musicien : le métronome. Cet « appareil » de mesure accompagne généralement le compositeur et l’interprète dans leur phase d’élaboration et d’apprentissage d’une œuvre; puis il disparaît au moment du concert, laissant place à une pulsation inaudible et fluctuante. Dans Mécano I, les métronomes sont là (des petits moteurs qui frappent les surfaces des percussions), imposant leur mécanique à la fois immuable et fragile. La musique se révèle alors comme un jeu de construction entre l’homme et ces petits bras mécaniques... Time & MoneyPour percussion solo, sons électroniques et vidéo (2004/2006) / 17min.« Cette pièce prend la suite d’une œuvre pour ensemble, People / Time composée en 2003 pour le festival de Donaueschingen. Elle partage avec elle un même questionnement sur notre société, sur notre rapport aux autres, au temps, à l’argent... Une façon comme une autre de dire cette révolte qui parfois m’habite face à l’absurdité d’un système économique et social à la dérive. Mais cette révolte est ici transposée, canalisée, devenant une trame sous-jacente de l’œuvre. » Pierre Jodlowski. Après une introduction conçue comme un zapping radiophonique faisant émerger le thème de l’œuvre, la musique se déploie par la mise en route d’un cycle, d’un réseau dans lequel le musicien va peu à peu s'immiscer. Basée sur des boucles, des rythmiques simples, des échanges de gestes et de matières, la musique semble contrainte à un processus d'accélération inéluctable, comme notre obsession à vouloir aller toujours plus vite. Conçues comme des présences cinématographiques et donc référentielles d'un autre imaginaire, les voix-off jalonnent l'espace sonore, créent une distance pseudo narrative, racontent le monde par bribes, critiquent d'un état fracturé de notre temps. Dans la version avec vidéo, les images de synthèse de Vincent Meyer induisent un processus de dématérialisation des objets (une pièce de 1 euro, un amas de chiffres) et agissent comme une présence obsédante. L'objet virtuel, devenu une sorte d'icône désincarnée, crée une distance avec l'actualité et révèle l'intemporalité de la problématique Temps / Argent entraînant le musicien dans une métaphore de la dérive. « TIME & MONEY de Pierre Jodlowski, insiste sur la précision de la frappe, sa netteté presque architecturale pour un résultat musical tranchant. Qu'il abatte son jeu de mains sur une table ou une batterie, Jean Geoffroy déclenche une bande-son que ses scansions énervent merveilleusement ! » |
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