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PrésentationLes différents artistes présentés sont réunis par un dénominateur commun, celui d’une constante recherche musicale basée sur l’expérimentation. Le TRIO du pianiste d’Alexander von Schlippenbach, avec le batteur Paul Lovens et le saxophoniste Evan Parker (AMR, jeudi 14 décembre) renvoie directement à la tradition du jazz. On reconnaît chez Paul Lovens le rôle de gardien du temps, fonction rythmique que la richesse sonore de son jeu, son expressivité et sa liberté transgressent sans cesse. Les batteurs Tony Buck et Paal Nilssen Love (DEUX DUOS Cave12, samedi 16 décembre) poursuivent de leur côté un travail sonore expressif, chacun en duo avec un autre instrumentiste (resp. le trompettiste Axel Dörner et le saxophoniste John Butcher). Chacun à sa manière démolit le rôle central rythmique du batteur en proposant une musique totalement improvisée avec un jeu très affirmé sur les timbres, les résonances et les contrastes. Les facultés sonores de la batterie sont ici décuplées, grâce à l’arrivée de nouvelles méthodes de jeu et l’emploi d’instruments de plus en plus variés. Avec cette démarche, la frontière entre la musique improvisée et certaines musiques contemporaines écrites s’estompe. Un concert présentant des batteurs qui utilisent de l’électronique comme complément à leur instrument (TROIS DUOS, KAB de l’Usine, 14 décembre) montre un autre aspect des possibilités d’expansion sonores de la batterie. Qu’elle soit outil de déformation du son acoustique ou génératrice de sons artificiels, l’électronique génère une écoute différente, sans jamais prendre le dessus sur les instruments acoustiques. Ce concert-marathon présentera trois duos dont la recherche instrumentale sonore pointue s’adapte à des styles allant du rock le plus énergétique (Moha !) à une disco abstraite (Humcrush) en passant par le « noise-instrumental » (Buttercup metal polish). Enfin, l’acoustique sophistiquée du studio Ernest-Ansermet accueillera TROIS SOLOS (15 décembre), une soirée qui permettra de rentrer plus intimement dans la musique de percussionnistes dont le langage varié investigue la forme du solo, une forme musicale introspective et personnelle. Trois batteurs solistes : Jim Black, Thomas Strønen et Pierre Favre ; trois manières d’élever la batterie à un instrument complet, voire orchestral. Trois langages qui font place à une musique sensible, expressive et aérée, loin des avalanches sonores volumineuses que l’on associe parfois à la batterie. |
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